
Chaque journée de la formation sera consacrée à un axe de réflexion particulier. Une introduction permettra de dresser un état de la recherche et de l’existant et de mettre en place le cadre de travail général. Cette introduction sera suivie par deux ateliers de travail parallèles, conçus pour approfondir les thèmes centraux.
Langues de travail
La langue de travail principale du séminaire sera l’anglais. La conférence du matin aura lieu dans cette langue, et ne sera pas traduite. Une compréhension passive de l’anglais est donc nécessaire pour suivre cette partie du programme. Au cours de l’après-midi, l’un des ateliers présentés quotidiennement sera mené en français.
Les axes de travail
Cette section est destinée à contextualiser et présenter brièvement les 4 axes choisis pour l’édition 2011. En fonction des choix opérés par les intervenants ainsi que des retours recueillis auprès des futurs participants, la perspective retenue pour la plénière et les ateliers pourra être amenée à varier légèrement.
Les stratégies de motivation
Condition préalable d’un apprentissage linguistique cohérent et productif, la motivation des élèves n’est pas toujours un objectif aisé à atteindre, surtout dans le cadre scolaire, marqué par des contraintes fortes.
Développer en priorité certaines compétences linguistiques perçues comme particulièrement « utiles » par l’apprenant, développer un volet informel de l’apprentissage, jeter des ponts vers des réalités non scolaires (notamment le milieu professionnel), associer la communauté scolaire dans son ensemble (élèves, enseignants mais aussi parents, représentants des collectivités, etc.), fédérer les élèves autour d’un projet ou encore stimuler leur efforts grâce à la perspective d’une certification constituent quelques-unes des approches possibles.
Leur mise en œuvre ne va pas de soi, et demande de la part des enseignants un investissement tout particulier. Cet axe vise à sensibiliser davantage les formateurs d’enseignants, public cible de ForLang, par rapport à ces possibilités, pour les aider à mieux accompagner les futurs enseignants de langue(s) européens.
Les outils européens
Depuis la fin des années 1990, de nombreux outils ont été développés à l’intention des apprenants et des enseignants de langues. Créés sous l’impulsion de la DG Education et Culture de la Commission européenne ou du Conseil de l’Europe (CoE), ils visent à accroître la comparabilité des cursus d’apprentissage et la transparence des processus d’évaluation, à favoriser la mobilité entre Etats européens et à rendre possible le transfert de bonnes pratiques.
Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), le Portfolio européen des langues (PEL) et sa version électonique (e-PEL), le Profil européen pour les professeurs de langues en formation initiale (PEPELF), le Profil européen pour la formation des enseignants de langues étrangères (PEFELE) ou encore Europass sont autant d’outils précieux. Dans bien des contextes nationaux, ils sont cependant encore peu connus et surtout très largement sous-utilisés.
Comment sensibiliser les enseignants de langues à l’usage de ces outils ? Quels avantages ces derniers présentent-ils ? Quel bilan peut-on tirer de leur utilisation depuis leur publication ? Quels sont les obstacles à leur introduction ? Quels enseignements en tirer pour leur évolution future ?
L’approche interculturelle
Concept mis en avant par le Conseil de l’Europe dès les années 1970, il est activement soutenu et financé par le Programme « Education et formation tout au long de la vie » de la Commission européenne à partir des années 2000. Ce programme visant un rapprochement entre les systèmes éducatifs et une sensibilisation des apprenants à la gamme des réalités européennes, le choix est logique : la démarche interculturelle ne consiste-t-elle pas à se décentrer, se mettre à la place de l’Autre, coopérer, et enfin intégrer la vision que l’Autre a de soi-même, influençant ainsi la vision de sa propre culture ?
Appliquée à l’enseignement des langues, l’approche interculturelle revêt une importance toute particulière. Portail vers d’autres cultures, la langue est aussi le vecteur permettant le périple de la découverte de la culture de l’Autre jusqu’à son intériorisation (partielle et éventuelle).
Il ne s’agit cependant pas ici de préparer les enseignants à transmettre aux élèves une compétence interculturelle, mais plutôt de mettre à profit la démarche interculturelle – parcours d’apprentissage à part entière – au service de l’apprentissage linguistique.
Les projets et programmes européens intégrés au cours de langues
Développée au début du XXe siècle, la pédagogie de projet est une notion déjà ancienne, qui a largement fait ses preuves. Aujourd’hui, les structures et programmes développés et mis à disposition au niveau international mais surtout européen reprennent cette approche tout en la redéfinissant. Pour une grande partie, ces initiatives sont de nature multilatérale (projets centralisés Comenius, initiatives European Schoolnet, Label européen des langues, etc.) ; certaines sont bilatérales (échanges Tele-Tandem, programmes Fellowship, Inter-Action, etc.). Elles comportent souvent une expérience de mobilité réelle (partenariats scolaires Comenius) ou virtuelle (e-Twinning), et peuvent également être formées autour d’un élément unificateur, tel qu’une production.
Elles ont comme point commun de fédérer la classe – et d’une manière plus large, la communauté d’apprentissage – autour d’un projet d’échange. L’implication et le volume horaire nécessaire font de l’apprentissage d’une langue étrangère un investissement important. Si d’une manière très pragmatique, les élèves peuvent identifier des avantages concrets pour leur vie quotidienne et sociale, voire leurs perspectives de carrière, les chances de succès s’en trouveront décuplées.
Cet axe explorera la manière dont les projets et programmes européens intégrés au cours de langues contribuent au développement du plurilinguisme en donnant un sens supplémentaire au parcours d’apprentissage.




